À manière de journal démarré en 1998 (les derniers datant du milieu des années 2000), perpétuellement ouvert, ces dessins ont pour seules contraintes (rarement contournées) un format A4 et un stylo Pilot V5 étrennant un cadre dessiné sur la feuille blanche. Les États d’âme archivent des moments qui cristallisent souvenirs lointains, sensations présentes, désirs rudimentaires, interrogations germinantes. Au commencement sans autre intention qu’exprimer un état mental et psychique et d’en laisser une trace qui ne peut être laissée d’une autre manière que par le dessin, l’ensemble s’est avec le temps aussi transformé en laboratoire du trait, où l’intimité et le quotidien se recomposent en formes étranges, en lignes et dimensions insoupçonnées.